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L'entourloupe Schiappa: une circulaire impose l'éducation sexuelle dès le primaire



Incroyable ! Alors qu'on a connu cet été une véritable propagande de guerre pour défendre l' "éducation sexuelle", nous expliquant que "non", il n'y aura "pas de masturbation", ou bien que ces enseignements ne commenceront pas à "la maternelle", le gouvernement a publié le 12 septembre une circulaire qui impose les cours d' "éducation à la sexualité" dès le CP !


On comprend pourquoi le gouvernement a attendu le 12 septembre, une semaine après la rentrée scolaire, pour faire publier cette circulaire: les trois cours dits d' "éducation à la sexualité" seront désormais obligatoires dès l'école primaire, donc dès le CP.


Education sexuelle "non explicite" (sic.)


De cela, il n'a pourtant pas été officiellement question dans les déclarations, pourtant nombreuses, de Madame Schiappa.


Le texte précise qu'on évitera tout de même la "dimension sexuelle stricto sensu" (du moins pour l'instant) pour les enfants de primaire : "l'éducation nationale et l'ensemble de ses personnels agissent, en la matière, dans le plus grand respect des consciences et fait preuve d'une grande vigilance pour que les enseignements soient pleinement adaptés à l'âge des enfants. Cette éducation vise à la connaissance, au respect de soi, de son corps et au respect d'autrui, sans dimension sexuelle stricto sensu à l'école élémentaire".


Rien n'empêchera le gouvernement de pondre une nouvelle circulaire qui préconise le parler de sexe aux gamins. Ou de faire entrer l'"éducation à la sexualité" dans les écoles maternelles (pour l'instant il n'en est plus question puisque cette circulaire annule celle de 2003 qui imposait l'éducation sexuelle dès la maternelle).


Pour les enfants de primaire, donc, la circulaire explique que "À ce niveau d'âge, il ne s'agit pas d'une éducation explicite à la sexualité"...


Les thématiques des cours précisées

Cependant, la circulaire explique aussi quelles thématiques "peuvent" être abordées à "l'école élémentaire", et on se demande bien comment il sera possible d'éviter les détails explicites.


La plupart des thématiques ne posent pas de problème dans l'absolu (même si on se demande pourquoi elles s'inscrivent dans un package appelé "éducation sexuelle"), mais il faut comprendre que chaque établissement fera son propre programme et que les intervenants pourront être seuls avec des groupes de 10 enfants, donc en réalité il est impossible de contrôler le contenu exact de ce qui sera réellement explique aux enfants.


Les thématiques sont donc, nous dit la circulaire, à aborder "en prenant en compte l'âge des élèves", mais on ne nous dit pas comment évaluer leur maturité sur ce plan là, surtout par un intervenant qui ne les connaît pas :

"Au regard des programmes d'enseignement, plusieurs thématiques peuvent constituer un objet d'étude, en prenant en compte l'âge des élèves :

  • l'étude et le respect du corps ;

  • le respect de soi et des autres ;

  • la notion d'intimité et de respect de la vie privée ;

  • le droit à la sécurité et à la protection ;

  • les différences morphologiques (homme, femme, garçon, fille) ;

  • la description et l'identification des changements du corps, particulièrement au moment de la puberté ;

  • la reproduction des êtres vivants ;

  • l'égalité entre les filles et les garçons ;

  • la prévention des violences sexistes et sexuelles"

L'étude du corps, les différences morphologiques, la "description des changements du corps" à la puberté, la reproduction, sont des thématiques pour lesquelles les Suisses ont déjà sorti leur "Sex Box" dans les écoles primaires, ce qui en a choqué plus d'un mais était jugé pédagogique par les autorités.


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